Consommation / mois / juin

La consommation électrique française en juin

Un mois n'a pas d'année : il en a quinze. Cette page ne décrit pas un juin en particulier, elle les compare tous — ce que la France a appelé chaque juin depuis 2012, et ce que ces 15 courbes ont en commun.

Ce que pèse un mois de juin

Sur les mois de juin entiers de l’archive, la France a appelé 44,6 GW en moyenne, contre 53 GW sur l’ensemble des mêmes années : 15,9 % en dessous d’un mois ordinaire.

Moyenne
44,6 GWsur 14 années complètes
Part de l’année
6,9 %pour 8,3 % attendus
Le plus lourd
46,1 GW2017
Le plus léger
42,5 GW2023

Le plus lourd a été juin 2017, à 46,1 GW ; le plus léger juin 2023, à 42,5 GW — 8,4 % d’écart entre les deux. D’un bout à l’autre, de 2012 à 2026, la moyenne du mois a reculé de 0,3 %.

Chaque juin, année par année

Un mois de juin porte en moyenne 6,9 % de l’électricité consommée dans l’année, là où un douzième du calendrier en vaudrait 8,3 % — 1,4 point de moins.

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  1. 2012
  2. 2013
  3. 2014
  4. 2015
  5. 2016
  6. 2017
  7. 2018
  8. 2019
  9. 2020
  10. 2021
  11. 2022
  12. 2023
  13. 2024
  14. 2025
  15. 2026

Puissance moyenne appelée sur le mois, en GW, heure de Paris, pondérée par la longueur réelle de chaque journée — deux d’entre elles font 23 ou 25 heures. Le trait discontinu est la moyenne des mois entiers. Aucune barre n’est hachurée ici : une moyenne est un taux, et un taux se compare même sur un mois encore en cours.

Les 15 juins, superposés

Un trait par année, du 1er au 30, en moyenne journalière. Les creux réguliers sont les week-ends, et ils sont la structure la plus visible du mois ; les pointes isolées sont les vagues de froid, qui ne tombent jamais deux années de suite au même endroit. L'épaisseur du faisceau est tout l'écart entre un juin doux et un juin froid — la tendance, elle, se lit sur les barres ci-dessus, pas ici.

Le trait épais est la moyenne de toutes les années sur chaque quantième. Il est plus plat que n’importe quelle année prise seule, et c’est voulu : un même quantième est un lundi certaines années et un dimanche d’autres, donc les creux du week-end tombent à des dates différentes et s’annulent. Ce qui reste est la forme du mois lui-même — 42,9 GW le 9, 46,1 GW le 26, 7,5 % d’écart entre les deux.

2012 2026 · Moyenne

Les jours fériés de juin

Ce que chaque férié retire à la consommation, mesuré contre le même jour de la semaine une semaine avant et une semaine après : c'est la seule référence qui tienne à la fois le jour de la semaine et la température. Le mesurer contre les autres lundis de mai, par exemple, ferait ressortir le 1er mai plus haut que ceux qui le suivent — simplement parce qu'il est le plus froid d'entre eux.

Le grand chiffre est la moyenne sur toutes les années. En dessous, le même écart séparé selon que le férié tombait un jour ouvré ou un week-end, parce qu'un férié qui tombe un samedi ne retire rien : le week-end l'a déjà fait. Le 1er mai creuse de 14,7 % les douze fois où il est tombé en semaine et de rien du tout les trois autres — son chiffre global est un effet dilué, pas un effet faible.

La moyenne et non la médiane, pour que les trois nombres d'une carte se tiennent : le chiffre du haut est exactement le mélange des deux du bas, pondéré par leurs effectifs. Ce que la médiane protégeait — une vague de froid isolée suffit à tirer une moyenne — est porté par le compte des années, qui est ce qui distingue un effet d'un tirage à pile ou face.

Les autres mois

Source : RTE / ODRÉ — eCO2mix