Consommation / mois / mai
La consommation électrique française en mai
Un mois n'a pas d'année : il en a quinze. Cette page ne décrit pas un mai en particulier, elle les compare tous — ce que la France a appelé chaque mai depuis 2012, et ce que ces 15 courbes ont en commun.
Ce que pèse un mois de mai
Sur les mois de mai entiers de l’archive, la France a appelé 45,2 GW en moyenne, contre 53 GW sur l’ensemble des mêmes années : 14,7 % en dessous d’un mois ordinaire.
- Moyenne
- 45,2 GWsur 14 années complètes
- Part de l’année
- 7,2 %pour 8,3 % attendus
- Le plus lourd
- 49,3 GW2013
- Le plus léger
- 41 GW2020
Le plus lourd a été mai 2013, à 49,3 GW ; le plus léger mai 2020, à 41 GW — 20,3 % d’écart entre les deux. D’un bout à l’autre, de 2012 à 2026, la moyenne du mois a reculé de 7,8 %.
Chaque mai, année par année
Un mois de mai porte en moyenne 7,2 % de l’électricité consommée dans l’année, là où un douzième du calendrier en vaudrait 8,3 % — 1,1 point de moins.
Puissance moyenne appelée sur le mois, en GW, heure de Paris, pondérée par la longueur réelle de chaque journée — deux d’entre elles font 23 ou 25 heures. Le trait discontinu est la moyenne des mois entiers. Aucune barre n’est hachurée ici : une moyenne est un taux, et un taux se compare même sur un mois encore en cours.
Les 15 mois de mai, superposés
Un trait par année, du 1er au 31, en moyenne journalière. Les creux réguliers sont les week-ends, et ils sont la structure la plus visible du mois ; les pointes isolées sont les vagues de froid, qui ne tombent jamais deux années de suite au même endroit. L'épaisseur du faisceau est tout l'écart entre un mai doux et un mai froid — la tendance, elle, se lit sur les barres ci-dessus, pas ici.
Le trait épais est la moyenne de toutes les années sur chaque quantième. Il est plus plat que n’importe quelle année prise seule, et c’est voulu : un même quantième est un lundi certaines années et un dimanche d’autres, donc les creux du week-end tombent à des dates différentes et s’annulent. Ce qui reste est la forme du mois lui-même — 41,9 GW le 8, 47,4 GW le 2, 13,1 % d’écart entre les deux.
2012 2026 · Moyenne
Les jours fériés de mai
Ce que chaque férié retire à la consommation, mesuré contre le même jour de la semaine une semaine avant et une semaine après : c'est la seule référence qui tienne à la fois le jour de la semaine et la température. Le mesurer contre les autres lundis de mai, par exemple, ferait ressortir le 1er mai plus haut que ceux qui le suivent — simplement parce qu'il est le plus froid d'entre eux.
Le grand chiffre est la moyenne sur toutes les années. En dessous, le même écart séparé selon que le férié tombait un jour ouvré ou un week-end, parce qu'un férié qui tombe un samedi ne retire rien : le week-end l'a déjà fait. Le 1er mai creuse de 14,7 % les douze fois où il est tombé en semaine et de rien du tout les trois autres — son chiffre global est un effet dilué, pas un effet faible.
La moyenne et non la médiane, pour que les trois nombres d'une carte se tiennent : le chiffre du haut est exactement le mélange des deux du bas, pondéré par leurs effectifs. Ce que la médiane protégeait — une vague de froid isolée suffit à tirer une moyenne — est porté par le compte des années, qui est ce qui distingue un effet d'un tirage à pile ou face.
- Ascension · toujours un jeudi−13,8 %plus bas 15 années sur 15 : sans exception sur toute l’archive.
- Fête du Travail · 1er mai−11,9 %plus bas 13 années sur 15.En semaine : −14,7 % sur 12 années ; les 3 fois où il est tombé un week-end : −0,5 % — le week-end avait déjà pris l’effet.
- Lundi de Pentecôte · toujours un lundi−11,3 %plus bas 9 années sur 9, sans exception — les 6 autres années, il est tombé en juin.
- Victoire 1945 · 8 mai−9,3 %plus bas 14 années sur 15.En semaine : −11,0 % sur 12 années ; les 3 fois où il est tombé un week-end : −2,4 % — le week-end avait déjà pris l’effet.
Les autres mois
Source : RTE / ODRÉ — eCO2mix